Tu étais faite pour porter ce poids. Tu étais faite pour le laisser te traverser. La joie, la peur, le chagrin. Ces instants qui ne prennent sens que bien plus tard. Tu n’as jamais été brisée, tu étais en train de devenir. Je crois que la tristesse naît quand on tente de retenir ce qui est destiné à passer.
On s’accroche à l’instant, à la femme que nous étions, à l’émotion, en espérant la figer dans le temps. Mais tout ce que tu as aimé t’a été prêté, et la beauté ne résidait pas dans la possession, mais dans la simple présence. Alors, si tu as mal, ne cherche pas à fuir trop vite. Si tu es perdue, ne cours pas après les réponses. Ressens tout, pleinement. Car cela aussi fait partie de la danse. Et si tu tends bien l’oreille, même ta douleur essaie de t’apprendre à vivre.